InfraMince 1
Infra-Mince est une nouvelle revue lancée à l'automne 2005. Co-édité par l'ENSP et Actes-Sud, ce premier numéro propose aux lecteurs des histoires et des récits parlant, directement ou indirectement, d'une institution - l'École Nationale Supérieure de la Photographie - dont on a célèbré en 2005 le vingtième anniversaire de la première promotion.Il y est question de photographie - évidemment -, de photographes - non moins évidemment -, mais aussi de métiers et de professions ayant pour la plupart une relation avec les images fixes ou animés et auxquels l'enseignement dispensé par l'École permet d'accéder.
Des anciens étudiants en majorité mais également des membres de l'équipe pédagogique, des fondateurs, des administrateurs, des directeurs, ancien et actuel, des partenaires de l'École actifs en France ou à l'étranger s'y expriment, les uns parlant librement de leurs expériences, de leurs souvenirs, de leur rapport à la photographie, de leurs passions ou de leurs attentes, d'autres montrant au fil des pages quelques unes parmi leurs images.
Ce numéro inaugural a donc pour objectif de présenter l'École à ceux qui la connaissent peu ou mal. Il ne prétend pas rendre compte de tous les aspects d'un établissement dont la discrétion n'empêche pas qu'il soit doté d'une vie intense, mais donner un échantillon de ce que, dans un ensemble de domaines très divers, son enseignement a pu produire au cours de vingt-trois années d'existence. Il est susceptible d'intéresser tous ceux qu'intriguent le devenir de la photographie et le destin des images ainsi que les lieux dans lesquels on fabrique et on interroge les unes et les autres
InfraMince 2
Loin d'être exclusivement consacré à L'École Nationale Supérieure de la Photographie, ce second numéro d'Infra-Mince, assez différent du premier, se développe autour d'une thématique empruntée au titre d'un roman de Luigi Pirandello : Un, personne et cent mille.Il s'agit, par la médiation de ce titre, dans la proximité du roman mais en prenant des libertés avec son contenu explicite, d'interroger la photographie elle-même sous l'angle de son extraordinaire multiplicité. Ce numéro comporte, outre un texte introductif et une étude sur l'approche pirandellienne de la photographie, la traduction de deux texte inédits en français dus, l'un et l'autre, à des critiques nords-américains, deux entretiens abordant selon des points de vue différents la question des genres photographiques, ainsi que deux essais, l'un traitant de l'impossible assignation à résidence de la photographie, le second du montage à la fois littéraire et photographique dont procède l'oeuvre de l'écrivain W.G. Sebald.
Bien qu'une réflexion sur les rapports qu'entretiennent l'écrit et la photographie n'ait pas été au coeur des préoccupations de la rédaction, c'est bien, pour une part, de cela dont il est aussi question dans le corps de la revue. Ces textes, auxquels il faut ajouter un regard sur la photographie japonaise contemporaine, sont scandés par cinq portfolios conçus par des photographes qui sont tous élèves ou anciens élèves de L'École Nationale Supérieure de la Photographie.
InfraMince 3
Ce numéro 3 des Cahiers de l’École nationale supérieure de la photographie est organisé autour du thème Voir avec, voir contre son temps.Il regroupe en conséquence un certain nombre de textes qui répondent avec une totale liberté à la question, dans sa forme quelque peu énigmatique, posée à leurs auteurs, qu’ils soient français ou étrangers.
Cette question n’est évidemment ni détachée d’un fort intérêt pour la photographie lequel est, par définition, au coeur de la revue, ni gratuite. Elle est au contraire centrale dans les préoccupations s’imposant à tous ceux qui se demandent aujourd’hui ce que peut encore dire à propos d’un tel sujet un médium inventé il y a près de deux siècles, qui fut à partir de son invention la matrice de toutes les images techniques et dont certains pourraient être enclins à considérer qu’il est aujourd’hui débordé par les nouveaux médias.
C’est l’écheveau de cette relation entre le regard, le visible, le temps et la photographie qui est ici non pas démêlée mais bien davantage tissée d’un texte à l’autre dans l’entrecroisement de points de vue différents. Comme dans les numéros précédents des cahiers d’images très divers et très fournis s’intercalent entre les textes.
InfraMince 4
Le numéro 4 d’Infra-mince a pour thème « Contemplation et photographie ». Comme dans les trois numéros précédents, il s’agit de poser à la photographie des questions qui s’inscrivent un peu à l’écart des champs rebattus par les contradictions dans la mâchoire desquelles elle est habituellement interrogée : argentique et numérique, style documentaire et photographie plasticienne, photojournalisme et art, amateurs et professionnels, etc. Ces questions sont toutes légitimes et justifiées mais rien n’interdit qu’au lieu de les aborder frontalement on les contourne et qu’on les prenne par un autre angle.
Ce numéro 4 d’Infra-mince se développe autour d’une question qui, à certains, semblera peut-être assez éloignée des préoccupations centrales de la photographie aujourd’hui mais qui en réalité, leur permet d’apparaître et de se déployer sous une lumière inhabituelle projetant sur elles le bruit de fond émanant de l’histoire des images, l’éclat d’un étonnement initial ou bien l’ombre portée de l’actualité.
InfraMince 5
Le numéro 5 d’Infra-mince interroge les nouveaux contextes de la photographie, son rapport actuel à l’interdisciplinarité, à la littérature, au reportage, aux procédés anciens, à la poésie, aux arts plastiques et à ceux de la scène. Il fait appel pour cela à des auteurs belges, allemands, américains, japonais… et français. Selon les habitudes de la revue, chacun aborde le thème comme il l’entend mais tout cela, curieusement (ou pas) finit par constituer une sorte de récit mondialisé qui comporte non seulement des textes mais des images, pour beaucoup d’entre elles réalisées par des étudiants de l’ensp. Le dialogue entre textes et images fait lui-même partie du sujet, parfois de manière relativement évidente, parfois de façon plus énigmatique ou critique.
Chacun préserve cependant son identité, son volume et sa densité propres : connaît-on d’autres manières de dialoguer ? Au fond, il s’agit d’une promenade au long de laquelle, par la magie conjuguée mais irréductible l’une à l’autre des caractères alphabétiques et des images, les cultures, les continents, les habitudes, les métiers et les points de vue affleurent, s’épanouissent puis cèdent la place mais sans s’effacer, continuant à bruisser doucement autour des pages qui les précèdent et de celles qui suivent. C’est donc cela une “revue de photographie” ? C’est bien possible après tout si on accepte l’idée qu’elle est unique en son genre.
InfraMince 6
Ce numéro d'Infra-mince, le sixième de la série, diffère quelque peu des cinq précédents. Le format, le graphisme et la mise en page ont été modifiés et le sommaire comporte désormais un certain nombre de rubriques.• La première est un dossier intitulé « Champ de recherche » . C'est à Henri Van Lier, récemment disparu, qu'est consacré ce dossier. Extraits de sa monumentale Anthropogénie, divers textes consacrés aux images et à la photographie, accompagnés d'une présentation de son oeuvre par Arnaud Claass, permettent une première approche de ce penseur original.
• Les « Fils rouges » sont ceux qui permettent de retrouver un ancien étudiant de l'ENSP dont le parcours professionnel depuis sa sortie de l'école est particulièrement intéressant. Cette rubrique est inaugurée par Pierre-Lin Renié,. Il est interrogé par Christian Milovanoff et un portfolio de ses récents travaux photographiques figure à la suite de l'article
• Les « échos d'ailleurs » partent à la recherche d'institutions dans lesquelles l'enseignement de la photographie est au cÅ“ur de la pédagogie. Le « Centro de la Imagen » de Lima au Pérou, avec lequel l'ENSP entretient depuis plusieurs années relations et échanges est le premier établissement invité. Une présentation par Roberto Huarcaya, son directeur, est accompagnée d'un portfolio d'étudiants.
• La signature d'un accord entre le Shanghai Institute of Visual Arts et l'ENSP pendant l'exposition universelle de Shanghai a fourni la matière première de la rubrique intitulée « événements et circonstances » . Patrick Talbot présente rapidement cette institution, livre quelques impressions sur l'exposition universelle et relate un parcours entre les ateliers de photographes et artistes shanghaiens.
• Les « Paroles d'intervenant » recueillent les propos ou le témoignage d'une personnalité ayant été invitée à l'ENSP. C'est Brice Matthieussent qui, au sein de ce numéro explique pourquoi, selon lui, une nouvelle traduction du livre de James Agee et Walker Evans Louons maintenant les grands hommes lui paraît indispensable aujourd'hui.
• Une « Note de lecture » conclut cet ensemble. écrite par Christian Gattinoni, elle rend compte du livre de Gilles Saussier, Le tableau de chasse.
Indépendamment de ceux déjà mentionné, dus à Pierre-Lin Renié et aux étudiants du « Centro de la Imagen » , trois autres portfolios scandent ce numéro, ceux de Mathieu Pernot, Marikel Lahana et Pauline Julier. Ils sont assortis de textes écrits respectivement par Etienne Hatt, Daniel Dobbels et Pauline Julier.

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